Pierre Marquès, en poète visuel, détourne les discours du consumérisme occidental (les publicités, les images de célébrités, ou même la pornographie) et les transforme en armes. Il montre la violence que dissimulent ces discours, la dureté de la modernité. Pourtant, il ne s’agit pas d’une simple ironie ou d’un humour facile. Car ce qui est en jeu ici, c’est la plasticité, la très grande beauté de ces images.
Ce qui aurait pu être un simple jeu d’images (comme on dit un jeu de mots) devient, grâce à cette tension entre esthétique et contenu, grâce à ce subtil décalage, une œuvre complexe qui implique non seulement nos formes de vie et nos relations à la violence, mais aussi le rôle ambigu de l’art dans nos sociétés.
Violent comme la rencontre dans un atelier d’un peintre et d’une kalachnikov par Claro
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Bréviaire des artificiers Livre de Mathias Énard et Pierre Marquès